CIE DE L'INTRANQUILLE

Création 2009

DU MEME SANG

POSTE : SCENOGRAPHE 

 

DISTRIBUTION

Texte : Kassia Aleksic

Mise en scène : Anna Dewaele

Scénographie : Lorine Baron

Accessoires : Antoine Proux

Vidéo : Florence Sobieski et Julien Bru Costumes : Capucine Bonneterre et Héloïse Cockenpot

Lumières : Emilie Cerniaut

 

 

DESCRIPTION

Le point de départ de la création scénographique vient de l’envie du metteur en scène de faire dialoguer ensemble deux espaces-temps distincts : Le premier espace : l’espace central, il symbolise l’appartement des trois femmes ; pièce ou le temps semble s’être arrêté. Espace précaire, lieu clos sans contact avec le monde extérieur ; donnant une impression d’oppression. Un espace dans lequel la vie se confine et semble être resté en suspend depuis la guerre. Le second espace en périphérie, gravite tout autour de l’appartement, non lieu, espace vide dans lequel évoluent les femmes en noir (fantômes du passé-le choeur). Il s’agit d’un espace hors du temps. 

 

Notre intention concernant l’appartement des trois femmes était de composer l’espace à l’aide de modules métalliques de forme rectangulaire. Cette structure nous a permis de travailler sur la verticalité, de créer des différences de niveaux, mais aussi de relier entre eux l’espace de Slavitsa (la chambre), Petcka (la cuisine) et  Xénia (Le salon) ; de créer une unité. Cet amoncellement de cagettes métalliques renvoie au paysage de ruine, à la notion d’enfermement et nous plonge dans le contexte de la pièce (Les séquelles de la guerre en ex-Yougoslavie). Ce dispositif interagi avec la lumière « A  l’objet clairement identifié, délimité se substitue un continum en développement qui envahit l’espace et se déploie dans le temps » Mona Hatoum. La perception du dispositif diffère selon l’éclairage et peu accentuer l’impression de confinement, d’étouffement. A l’intérieur de ces cages se trouvent enfermés de vieux objets du quotidien ; vocabulaire issu de l’univers du grenier et de la cave, endroits où l’on entrepose des objets en attente de transit. Au sol, de vieux tapis miteux délimitent l’espace de l’appartement.

© Crédit photographique Bruno Dewaele